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Réduire les inter-vacations et leur impact


Les inter-vacations en BD

Cette BD, réalisée par Mathilde François et Manon Loisel pour La Fab, reflète bien le quotidien éreintant et les inter-vacations insoupçonnées de centaines de milliers d'employés de terrain.

BD inter-vacations 1

BD inter-vacations 2
BD inter-vacations 3


Comment réduire les inter-vacations ?


Temps perdu, impact carbone, impact financier, impact sur l'absentéisme et le turnover... les raisons de manquent pas pour améliorer la situation.


  • Utiliser des outils d'affectation Géographique comme Kelsite édité par 1km à pied

    • Primo-affectation des nouveaux salariés sur un site client au plus proche de son domicile

    • Staffing par proximité sur un nouveau site gagné par appel d'offre des salariés au plus proche.

    • Permutation de mission pour réduire le trajet domicile-travail et les inter-vacations

  • Sensibiliser les clients à la problématique pour qu'ils exigent de leur prestataire la mise en place d'outils qui minimisent les temps de trajets.



Les inter-vacations : quelques chiffres ?


Rien qu'au sein de la Métropole Bordelaise élargie, 14 372 personnes, comme Mouna, travaillent dans le secteur « Entretien et nettoyage des bâtiments » :

  • Plus de 10 000 dans la Métropole

  • Près de 4 000 dans la couronne périphérique


Chiffres clés du secteur en 2021 selon Le Monde de la Propreté :

  • 48% des salarié e s de ce secteur travaillent dans plusieurs entreprises

  • 50% des salarié e s travaillent 24 h/semaine ou plus (temps partiels)

  • Plus de 65% des salarié e s sont des femmes

  • 80% de ces entreprises ont moins de 20 salarié e s 52 000 autoentrepreneurs),

  • 24% de personnes d’origine étrangère

  • L’âge médian des salarié e s est de 45 ans

  • 17% des salarié.e.s ont des horaires variables d’une semaine à l’autre

  • 43% des marchés sont réalisés en horaires décalés ou fragmentés


Quels métiers concernés par les inter vacations ?


Tous les métiers qui consiste à aller sur plusieurs sites clients / patients dans la journée :

Services à la personne :

  • Soin à domicile

  • confort à domicile

  • ménage

  • jardinage


Services aux entreprises :

  • nettoyage en entreprise

  • accueil en entreprise

  • sécurité en entreprise

  • maintenance

  • cantine / restauration collective




L’intervacation dans l’aide à domicile : de quoi parle-t-on ?

Le secteur de l’aide à domicile, en forte croissance, emploie aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de salariés, majoritairement des femmes, souvent en temps partiel annualisé. Dans ce contexte, l’inter-vacation désigne le temps d’interruption entre deux interventions chez des bénéficiaires différents.


Ce temps se compose généralement de :

  • Un déplacement entre deux lieux d’intervention.

  • Un temps d’attente avant la prochaine mission.


À ne pas confondre avec : La pause repas, qui reste encadrée par l’avenant n° 36-2017 du 25 octobre 2017 relatif au temps et aux frais de déplacement.


Temps d’attente entre deux missions : un enjeu juridique et social

1. L’évolution du cadre légal

Avant 2019, la convention collective de l’aide à domicile (avenant n° 36-2017) stipulait que :

« Lorsque les séquences de travail effectif au cours d’une même demi-journée ne sont pas consécutives, le temps de déplacement entre ces deux séquences est reconstitué et considéré comme du temps de travail effectif et rémunéré comme tel. »

Problème : Cette disposition excluait les temps d’attente entre deux interventions, ce qui créait une zone grise pour les salariés contraints de rester disponibles sans être rémunérés.


2. Le tournant de 2019 : reconnaissance du temps d’attente

Face à cette injustice, les partenaires sociaux ont négocié un arrêté d’extension (29 mai 2019) pour clarifier le statut des inter-vacations. Nouvelle règle (article 1 de l’arrêté) :

« Le temps d’interruption entre deux interventions, au-delà du temps de trajet, correspond à un temps d’attente assimilable à du temps de travail effectif, dès lors que le salarié ne peut ni rentrer chez lui ni vaquer librement à ses occupations personnelles. »

Pourquoi cette évolution du statut des intervacations ?

  • Les temps d’attente, souvent compris entre quelques minutes et 30 minutes (parfois plus), empêchent les salariés de s’organiser librement.

  • Les employeurs sont désormais incités à optimiser les tournées pour réduire ces temps morts, améliorant ainsi les conditions de travail.

Texte officiel : L’article 14.2 de la convention collective, modifié par l’avenant n° 36-2017, est étendu sous réserve du respect de l’article L. 3121-1 du Code du travail, qui définit le temps de travail effectif.


Quels impacts ont les inter-vacations pour les employeurs et les salariés ?


Pour les employeurs

Obligations renforcées :

  • Payer les temps d’attente comme du temps de travail effectif.

  • Optimiser les plannings pour limiter les inter-vacations (ex. : regrouper les interventions par zone géographique).

⚠️ Risques en cas de non-respect :

  • Contentieux prud’homaux pour non-paiement des heures de travail.

  • Turnover accru et difficulté à recruter dans un secteur déjà en tension.


Pour les salariés

Meilleure reconnaissance :

  • Rémunération des temps d’attente, ce qui augmente légèrement les revenus.

  • Réduction de la précarité liée aux temps non payés.

⚠️ Limites persistantes :

  • Les temps d’attente supérieurs à 30 minutes restent rarement couverts.

  • Les déplacements longs entre missions ne sont pas toujours compensés (sauf frais de transport).










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